Herbie Hancock
Aujourd’hui, Herbie Hancock a 69 ans. Il est sans doute l'un des musiciens de jazz les plus importants et influents. À Chicago, sa ville natale, la musique fut depuis ses 7 ans sa seconde nature.
Génie précoce du piano, il découvre adolescent les enregistrements d’Oscar Peterson et de George Shearing, étudie les pièces de Miles Davis, John Coltrane et Lee Morgan, et se repaît du jeu des pianistes comme Mc Coy Tyner, Wynton Kelly ou Bill Evans.
Très vite, le jeune diplômé en composition musicale convainc le monde du jazz : son premier album Takin’Off en 1962 signé chez Blue Note impressionne l’oreille de Miles Davis, qui l’engage dans son second grand quintet, considéré comme l’un des plus grands ensembles de jazz. Le jeu de Herbie se distingue par l’innovation des accords et la complexité des rythmes autour de la mélodie : il trouve son style.
La suite de sa carrière sera féconde, entièrement sous le signe de la polyvalence : la funk, avec l’album Fat Albert Rotunda, la soul, le rock, l’électronique, la disco à la fin des années 70 et même, adoptant et s’adaptant à chaque génération musicale, le hip-hop.
Mais l’artiste-caméléon n’oubliera jamais ses racines jazz. Ainsi, il est toujours parmi les plus attendus dans tous les plus grands festivals de jazz internationaux et notamment au Festival de Jazz de Montréal qu’il a honoré de sa présence près d’une dizaine de fois depuis 1983. On se rappelle tout particulièrement du cru 2002 et de son fabuleux hommage à Davis et Coltrane.
Aujourd’hui, en même temps qu’il se passionne pour la chaire de jazz qu’il vient d'hériter pour deux ans au sein du Los Angeles Philarmonic, Hancok se prépare également à nous révéler très prochainement son nouvel album, concrétisant son inspiration pluriculturelle : il réunit entre autres Chaka Khan et Anoushka Shankar, la fille de Ravi Shankar, Tracy Chapman ou la chanteuse malienne Oumou Sangaré. La quintessence de « la paix à travers une collaboration globale », selon ses mots.
Aller à la rencontre des autres, donner à son public du bonheur en étant un musicien sans cesse en recherche : cet initié au Bouddhisme de Nichiren depuis 1973 veut désormais non plus seulement écrire des sons, mais mettre en projets ce qu’il pense.
Article par Aude Mary







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