Converge
« Converge est Lumière et ceux qu’il rend dignes de le voir le voient comme Lumière... Ceux qui n’ont pas vu cette Lumière n’ont pas vu Converge, car Converge est Lumière... » criais-je tel un illuminé aux oreilles des passants en cet été 2001. Parce que si la sortie de « Jane Doe » rime avec chaos, cet album constituait avant tout l’an 0 du renouveau du hardcore.
Déjà sur les sommets de la vague punk hardcore à la fin des 90’, ces enfants de Boston n’ont pas dû faire partie d’une chorale pour accoucher d’albums repoussant constamment les limites politiquement correctes du genre. À chaque nouvel album, on se dit que fatalement, ils vont finir par en bâcler un, s’enfermer dans la facilité d’une recette qui marchait sur le précédent. On en serait presque à souhaiter leur chute. Erreur monumentale, nous avons ici un oiseau rare qui se réinvente à chaque nouvelle saison. Sublime et jouissif.
Ils délivrent depuis 15 ans du chaos sous toutes ses représentations (citons « Concubine » ou encore « Eagles become vultures »), avec malgré tout un coin de ciel bleu sur des titres comme « Her Shadow » ou « Cruel Bloom ».
Hardcore chaotique pour la presse spécialisée, boucherie auditive pour les frustrés (la musique, ce n’est pas uniquement couplet-refrain-couplet-refrain en 4/4), idoles et leaders incontestés de la scène hardcore pour l’ensemble. En somme, l’un des groupes phares de la décennie.
Le band est au sommet de son art tant sur le plan technique (Ben Koller est certainement l’un des batteurs les plus créatifs de ces dernières années) que sur celui de l’écriture, de l’exploration et de la déstructuration sonore. Ajoutons à cela la qualité mortelle des visuels signés Jacob Bannon, chanteur et également illustrateur chez Deathwish, une production monstrueuse signée GodCity Studio aka Kurt Ballou, le guitariste.
Les démarches artistique et musicale de Converge sont toujours poussées à 200%.
Certifié DIY. Respect.
Article par Ant Wan
Publié le mercredi 13 janvier 2010.







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