Notre Top 10 Électro de l'année
Il n'est jamais facile de faire l'hunanimité lorsqu'on essai de réunir sous forme de classement l'actualité musicale d'un genre en particulier. Nous avons cependant décidé de nous lancer dans cet exercice. Voici donc notre classement Électro, basé sur les sorties d'albums, l'actualité musicale, l'ascension et la popularité de ces artistes en 2011, et bien entendu sur leurs prestations sur scène.
1 / AMON TOBIN
Amon Adonai Santos de Araujo Tobin de son vrai nom a une fois de plus marqué les esprits cette année avec la sortie de son album Isam. Toutjours très axé sur l'expérimentation, le brésilien a encore une fois poussé un peu plus loin les limites de la musique électronique. Plus qu'un album, Isam est un projet où tous les sens sont mis à contribution. Amon Tobin a indéniablement montré encore une fois l'étendu de son incroyable talent.
2 / METRONOMY
Mélangez les sons électros d'Autechre et Funkstörung avec une touche pop à la David Bowie et The Ramones et vous obtiendrez le délicieux groupe Metronomy. Avec leur troisième album The English Riviera, paru en avril dernier, le quatuor formé par Joseph Mount a de quoi faire vibrer votre fond eighties new-waviste. Un vrai délice pour les oreilles et indéniablement l'un des albums les plus réussis de l'année.
3 / BASSNECTAR
Il est l'artiste Dubstep qui a donné ses lettres de noblesse à ce genre de musique électronique. Lorin Ashton, le petit prince californien de la basse et des breaks a démontré cette année, avec ses shows à Osheaga et au Métropolis ainsi qu'avec son excellent album Divergent Spectrum, son incroyable éclectisme. Son approche toute particulière du dubstep et sa grande maturité en tant que producteur font de cet artiste un acteur incontournable de la "Bass Generation"
4 / LIQUID STRANGER
L'album The Arcade Terrain est la surprise électro de l'année. Martin Stääf alias Liquid Stranger a su créer son propre style grâce à une approche de la composition aussi expérimentale que Dancefloor. Le pilier néerlandais du dubstep va bien au-delà des frontières du genre. En effet, très diversifié, ce nouvel album sorti chez Interchill Records fait exploser les clivages séparant trip-hop, dubstep, grime, dub, break, hip-hop, musique tribale ou encore reggae. On se délecte de belles collaborations comme celles de Heavyweight Dub Champion, Stero-Lion, A.P.O.S.T.L.E, Killah Priest ou encore celles du légendaire Mc KRS-One. C'est simple il n'y a juste rien à jeter sur l'intégralité de l'album.
5 / BLACK TIGER SEX MACHINE
Ils sont indéniablement la révélation électro montréalaise de l'année. Plus qu'une révélation, il s'agit en fait de l'année de la consécration pour le jeune trio Black Tiger Sex Machine. Leur popularité dans le monde de l'électro, l'engouement de leurs soirées Kannibalen au Belmont, leur prestance sur scène, leurs productions ainsi que leurs multiples apparitions en 2011 ont propulsé le groupe au sommet de la scène locale. Ne manque plus qu'une consécration en-dehors de nos frontières pour être placés sur orbite.
6 / MODESELEKTOR
La très bonne troisième galette de Modeselektor est sortie sur leur propre label Monkeytown. Pour ce grand retour, le duo allemand a misé une nouvelle fois sur l’éclectisme et a réuni un large panel d’invités, issus tant de la techno que du hip-hop en passant par la pop, histoire que chacun y trouve son compte. Parmi eux, un certain Thom Yorke ou encore la gang d’Anti-pop Consortium.
7 / FOUR TET
Dans la vraie vie, Kieran Hebden fait partie de cette génération d'artistes anglais qui a apporté une touche nouvelle à la musique électronique. Artiste classifié trip-hop tant il est indéniablement difficile de définir son style, Four Tet n'a jamais cessé d'expérimenter, de mélanger et de se remettre en question dans ses créations. Ses influences pop, rock et jazz ont marqué sa musique en donnant un aspect très instrumental à une musique électronique soignée et toujours agréable à écouter. Son apparition à Mutek cette année a encore une fois fait mouche et ravi le public.
8 / DJ POIRIER
Comment faire une revue de l'année électronique sans parler de Poirier ? Le montréalais fut cette année encore dans tous les bons coups. Dans le petit monde de l'électronique, pluggué n'est pas joué et le feedback du public est la base de tout. Sa période actuelle, très orientée vers les musiques latino et caribéenne a ouvert de nouveaux horizons à son public et offert à ceux qui ne le connaissaient pas encore la chance d'aborder l'artiste et sa musique de manière festive.
9 / PARTY HARDERS
Party Harders est un collectif belge de DJs à géométrie variable mené par Mon Colonel, un barbu dont la pilosité faciale nous rappelle ces messieurs chevauchant leur bécane à moteur, blason au dos et tatouages aux bras qui défendent une cause dont on ne connaîtra jamais tous les détails. L'électro trash est leur terrain de jeu, quelque part entre le son Gameboy, un crunk, un gabber et surtout vocal. "The Pope of Dope" est la chanson qui a propulsé le collectif à l'échelle nationale en Belgique l'an dernier. Puis, leur humour ni sérieux, ni abstrait a rejoint la France et ensuite l'Europe avant de venir presque un an plus tard, atteindre nos rives. L'une des belles découvertes de l'année.
10 / VILIFY
Elle est connue pour les Bass Drive Wednesdays, soirée hebdomadaire qu'elle a débutée au Koi il y a un peu plus de 2 ans et qu'elle a ramenée jusqu'au Belmont pour en faire le « weekly » le plus apprécié des Montréalais en 2010 selon le journal Mirror. La cataloguer est impossible mais l'on peut dire une chose, qu'elle a définitivement fait sa place dans l'univers électronique de la métropole.



