Quand son nouvel album, Speedo/Tuxedo, est sorti fin 2012, Éric Bélanger avait annoncé une petite tournée épurée, résumée à un face à face guitares et voix. Il a tenu parole. Mercredi, à la Taverne Jarry, la sobriété était autant dans la salle que sur scène. C’était un de ces soirs bien tranquilles, « pépère » comme disent les Français, une soirée dans le ventre mou de la semaine. Une vingtaine de convives, quelques tables esseulées. On ne pouvait faire plus intimiste dans cet antre hors du temps, avec sa déco un peu vieillotte, ses piliers de comptoir et son authenticité génétique.