Brutalité policière avec Mise en Demeure
Nenon, je ne suis pas ici pour prendre position (de toute façon, vous savez de quel côté je suis) mais pour vous partager une nouvelle tune. Celle de Mise en Demeure, le groupe que j'ai interviewé dernièrement. Une tune qui parle des sujets de l'heure; la brutalité policière pis les manifestations.
Bonne écoute/lecture.
« Quand ils coupent les programmes sociaux
Qui demandent aux pauvres de travailler plus
Pour que les riches payent moins d'impôts
On se statch tous ensemble dans les bureaux d'la Loto
Pis on chante des beaux slogans, on est bin belle, on est bin beau
Refrain
On reste, on reste, on reste pacifique
Quand y nous demande gentiment de partir
Que les gardas nous tapochent un peu pour pas que la situation empire
Ils nous sifflent à l'oreille un doux avis d'éviction
Les policiers courent à l'appel pour faire leur job avec passion
Refrain
Quand l'antiémeute rapplique
Pour nous protéger des méchants
Ils tapent sur leurs boucliers
Sont pas bin tights avec nos slogans
Et on se met à genou, les médias vont prendre des photos
Fak on fait des oreilles de lapin
On est rebelle, on est pas fin
Refrain
Vu qu'on fait des signes de peasse
Ils nous donnent du poivre de cayenne
On s'amuse, on est festif
entre citoyens et citoyennes
et ils tabassent des militants
ils foutent toute leurs yeules en sang
ils les arrêtent arbitrairement
pour leur faire passer trois jour en d'dans
Refrain
Ils nous envoient des flash bombes
Qui nous explosent dans yeules
Nos ami-e-s se font peter des membres
Y'en a même un qui perd un œil
On dérange rien, de rien, on reste pacifique
On casse rien, on veut pas troubler l'opinion publique
On dérange rien, de rien, on reste pacifique
On casse rien, on veut pas troubler l'opinion publique
Quand ils flingueront un cégepien
Un peu trop idéaliste
On va ptête se dire, mine de rien
Qui serait temps qu'on réagisse
Ça reste, ça reste, ça reste des osties de flics!
Au service des riches et des fascistes!
C'est pas des pacifistes qui vont changer l'histoire!
On pitch des pavés et puis on brule des chars!»



