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Camuz aime ces albums

A monument

Tu Fawning

Après Hearts On Hold (2011), son premier album somme toute un peu brouillon, le quatuor issu de la scène bouillonnante de Portland (Oregon) mené par la chanteuse Corrina Repp et le guitariste Joe Haege (également à la tête de 31Knots et nouveau membre de Menomena), est de retour dans les bacs avec cette fois-ci un petit monument de pop sophistiquée. Les influences sont nombreuses et les sonorités complexes, mais les artistes ont réussi à harmoniser le tout pour un rendu étonnant et original, signé sur l’étiquette indépendante basée à Berlin City Slang (Arcade Fire, Malajube, Herman Dune, Nadasurf...).

Other people's problems

Breton

Inclassable, aussi fraîche que complexe, la musique des Londoniens surprend, agréablement. Comme les toiles du maître du surréalisme qui leur a donné leur nom (André Breton) l’appréhender n’est pas une sinécure, mais c’est justement ce qu’on aime. Pop anglaise boostée ("Governing Correctly"), dubstep élégant ("Pacemaker"), trip-hop planante ("The Commission") et une cerise électrisante,"Edward The Confess", se retrouvent sur cette curiosité auditive.

Un Pokito De Rocanrol

Bebe

Artiste espagnole singulière et indépendant, Bebe sort un 3ème album. Créative, sauvage et audacieuse, c’est une oeuvre à l’énergie communicative, qui stimule l’ouïe et qui remue tant les corps que les esprits. Avec une bonne dose d’humour noir ("Adios"), de la douleur et des états d’âme ("Sabras") et de l’énergie à revendre ("Que Carajo"), c’est avant tout l’attitude plus que le jeu qui se veut ici rock n’ roll.

Cheap Thrills

Big Brother and the Holding Company

Une blanche du Texas de 25 ans peut-elle chanter passionnément le blues et donner à ses auditeurs des frissons puissants d’émotions ? Sans aucun doute, Janis Joplin avait ce don. Après avoir  animé les foules hippies l’année précédente au festival de Monterey, Janis et ses acolytes sortent en 1968 Cheap Thrills, un album très attendu qui grimpe sans tarder au sommet des charts devenant rapidement disque d’or. La voix de Janis, âpre et viscérale, suppliante, ses interprétations brûlantes à couper le souffle, tant sur des reprises ("Summertime", "Ball and Chain") que sur leurs propres compositions ("I Need a Man to Love"), font de cet album un classique intemporel.

O Devotion

Liz Green

Armée de sa guitare sèche, la jeune Anglaise auteur-compositeur, lauréate du Glastonbury Festival's Emerging Talent Competition en 2007 aura fait attendre son public, heureusement sustenté par deux singles et une tournée jusqu’à la sortie toute récente de son premier opus O Devotion. Enregistré dans le mythique Toerag Studios de Londres par Liam Watson (The White Stripes, Supergrass), les 10 morceaux de cet album proposent une musique intemporelle, teintée de blues, de folk tendance Joan Baez ("Gallows"), de chanson traditionnelle celtique ("Ostriche Song"), de pop et parfois aussi une légère touche de fanfare sombre néo-orléanaise ("The Quiet") tout cela marqué par la voix puissante et délicate de Liz qui nous embarque dans son univers intriguant et captivant.

Voir Dire

Will Haven

Ou le retour aux affaires de sa Majesté Avenell.

Imaginez un prêtre sans enfant à ses côtés, Batman sans Robin, Gérald Tremblay sans Bixi, Montréal sans Pont Champlain. Ce n’est effectivement pas possible.

Les changements de line-up (Chris Fehn, le clown de Slipknot, tient désormais la basse) et les divers splits n’y feront rien : Graddy Avenell est l’âme indispensable de ce groupe culte. Et sa présence au micro, un orgasme sans fin.

The English Riviera

Metronomy

Donnant suite au très remarqué Nights Out, sorti en 2008, le trio britannique de Joseph Mount devenu quatuor opère un retour gagnant pour un troisième album très hipsta-pop branchouille. Entre lounge et dancefloor, à tendance new-wave ou plus électro, on apprécie tout particulièrement des titres comme "Corinne", "The Bay", "Love Underlined"  ou encore "Some Written".